Nos Projet Pilote

  • Le projet pilote d’élevage de la crevette à pattes blanches Penaeus vanameii

 

Ce projet pilote à caractère non lucratif vise à étudier la faisabilité technico-économique d’élevage de crevette en Tunisie, transférer la technologie aux prometteurs, évaluer les opportunités de développement de cette activité dans notre pays.

Dans ce projet pilote , il été convenu que la crevette à patte blanche Penaeus Vannamei sera la première espèce comme candidate aux essais d’élevage vue  que l’espèce locale (Penaeus Kerathurus)  n’est pas encore maitrisé en élevage ainsi que pour plusieurs autres raisons d’ordre zoosanitaire et technique dont on site :

– La disponibilité des géniteurs exempts d’organisme pathogène spécifique (SPF).

–  Une espèce plus tolérante aux variations de la température et de la salinité.

–  Un taux de croissance rapide et un cycle de production court.

–  Existence d’une alimentation spécifique répondant aux exigences de l’espèce.

Les différents composantes du projet pilote peuvent êtres groupés en cinq principaux zones :

–              Un complexe d’approvisionnement en eau d’élevage

–              L’écloserie : zone réservée à la reproduction et l’élevage larvaire

–              Serre de grossissement

–              Zone d’entrepôts

–              Bassins de lagunage

–              Zone d’habitation

Les géniteurs utilisés pour la première campagne (un lot de 82 males et 82 femelles) sont des géniteurs de types SPF qui a été importés des îles Hawaï le 11 septembre 2014 auprès d’une écloserie certifié en la matière.

Depuis ce premier approvisionnement, les géniteurs utilisés de 2016 à 2020 ont été produits dans le projet (après chaque cycle de grossissement un lot de pré-géniteur fait l’objet d’une sélection et d’une période d’élevage avant d’être utilisé comme géniteurs).

Le résultat attendu de ce projet consiste à maitriser la reproduction et le grossissement de la crevette Penaeus vannamei à échelle pilote dans les conditions locales.

  • L’aquaponie

L’Aquaponie est définie comme étant le couplage, dans un système intégré, entre un élevage aquacole intensif en circuit fermé (système de recirculation d’eau (RAS) et un système hydroponique de culture végétale hors-sol.

Le Centre Technique d’Aquaculture a installé en 2016 une unité d’aquaponie qui consiste en l’aménagement sous serre agricole (de 80m² de superficie)à l’annexe de pisciculture continentale de Boumhall,d’une unité de production végétale hors solsur trois types de supports,couplée à un système d’élevage (3 bassins de 2 m3) de Tilapia du Nil Oreochromis niloticus de mono sexe mâle.

Trois variétés végétales ont été cultivés (2 variétés de laitue Lactuca sativa et une variété de concombre Cucumis sativus).

Les supports utilisés pour la culture végétale hors sol sont :

  • 1 bac (1 m²) selon le modèle DWC (Deep Water Culture) (plaque flottante)
  • 1 bac rectangulaire selon le modèle Media Bed (média de bille d’argile)
  • 6 Tubes PVC selon le modèle NFT (Nutriment Film Technique)

 

Notre système est encore muni d’un Filtre biologique, d’une Pompe électrique avec un système de commande, de deux aérateurs et d’un Bassin de reprise.

Trois cycles de production de 45 jours peuvent être effectués chaque année dans un système aquaponique sous serre et ce à partir du mois de Février (température de l’eau supérieur à 18°C).

La production piscicole de tilapia pendant la même période (trois cycles de 45 jours/année) permet de multiplier par 10 la croissance pondérale de tilapia de sexe male en élevage à partir d’une classe de taille initiale supérieur à 15 g.

  • Elevage intégré de la Tilapia du Nil dans les bassins des exploitations agricoles

Dans le cadre d’une convention entre l’IRESA, l’INSTM, le Centre Technique d’Agrume et le Centre Technique d’Aquaculture, une expérience pilote d’élevage intégré dans les bassins des exploitations agricole son été mené dans la ferme du Centre Technique des Agrumes au Cap Bon. L’expérience consiste à l’élevage de la Tilapia du Nil Oreochromis niloticus de mono sexe mâle de poids moyen de 20 g et avec une densité de 5 à 6 poisson/m3 dans un Bassin d’irrigation circulaire de 300 m3.

Apres 136 jours d’élevage le Poids moyen final des poissons enregistré est de l’ordre de 244 g avec un taux de croissance journalier : 1.65 g/jour et un taux de croissance spécifique : 3.98 %/jour.

 

  • Elevage intégré des mollusques bivalves dans les bassins d’élevage offshore

Dans le cadre d’une convention entre le Centre Technique d’Aquaculture, l’Institut Nationale des Sciences et Technologie de la Mer et une ferme aquacole situé au large des côtes de Monastir, une expérience pilote d’élevage intégré des mollusques bivalves avec les grossissement du loup et de la dorade  dans les cages en mer, a été réalisée durant les années 2017 et 2018. Elle consiste à l’ensemencement d’une quantité de la moule Mytilus Galloprovincialis et le suivi de sa croissance et son taux de survie, ainsi que le suivi des paramètres physicochimiques et du taux de concentration des métaux lourds du milieu d’élevage.

 

  • La valorisation des algues marines Ulva lactuca

Une expérience pilote de valorisation de l’algue marine Ulva lactuca a été financé par le ministère de l’industrie dans le cadre du programme National de Recherche et d’Innovation. L’idée consiste au criblage des voies de valorisation et la transformation industrielle de la biomasse algale afin d’en extraire des molécules à haute valeur ajoutée (Ulvane). Cette expérience qui dure 24 mois (de juillet 2019 à juillet 2021) a été réalisé dans le cadre d’une convention entre le Centre Technique d’Aquaculture, le laboratoire Biolival de l’Institut Supérieur de Biotechnologie de Monastir et la société privée Bioalgue spécialisiée en l’élevage et la valorisation de la Spiruline.

 

  • L’expérience pilote de l’élevage du maigre Argyrosomus regius

Dans le but de la diversification des espèces d’élevage marin en Tunisie, une expérience pilote d’élevage du poisson maigre Argyrosomus regius, a été réalisée, de Aout 2017 à Avril 2019, dans le cadre d’une convention entre le Centre Technique d’Aquaculture, l’Institut Nationale des Sciences et Technologie de la Mer et une ferme aquacole situé au large des côtes de Monastir. Elle consiste au suivi de la croissance et du taux de survie, et de l’état sanitaire de cette espèce.